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Le paradoxe de la lumière bleue hivernale


Nous sommes en janvier, et dans l'hémisphère nord, cela signifie que les jours sont courts, la lumière des bureaux est agressive, et que la dernière tasse de café n'a plus le même effet qu'avant. Mais pourquoi avons-nous tant de mal à nous concentrer à cette période de l'année ?


En tant que professionnels de l'optique, nous maîtrisons la lumière ! Nous connaissons ses longueurs d'onde, son pouvoir réfractif et son impact profond sur notre rythme circadien. Généralement, lorsque nous parlons de lumière et de rythme circadien, nous nous concentrons sur la lumière bleue visible à haute énergie (HEV) émise par les appareils numériques. Nous discutons de la nécessité de la réduire et des meilleures méthodes pour y parvenir, mais nous savons aussi qu'une exposition trop tardive à la lumière bleue HEV peut inhiber la production de mélatonine, l'hormone qui signale à notre corps qu'il est temps de dormir.


Cependant, savez-vous quelle est la source de lumière bleue la plus importante et la plus répandue ?


Le soleil !

 

L'exposition à la lumière naturelle du soleil pendant la journée contribue à synchroniser nos hormones sérotonine et mélatonine. Le lever du soleil signale à notre corps de freiner la production de mélatonine afin que nous puissions nous réveiller et être productifs durant la journée. Au coucher du soleil, l'absence de lumière naturelle indique à notre corps qu'il est temps de relancer la production de mélatonine pour nous préparer au sommeil.

 

Le paradoxe de la lumière bleue

En cette période de l'année, où nous arrivons et partons du travail dans l'obscurité, nous sommes beaucoup moins exposés à la lumière bleue HEV du soleil. Cette réduction signifie que parfois, notre corps oublie d' arrêter de produire de la mélatonine, ce qui peut entraîner chez certaines personnes :

 

  • faible énergie

  • fatigue accrue

  • difficulté à se concentrer

  • un cas généralisé de « bof »

 

Lorsque ces sentiments persistent au-delà du simple coup de blues hivernal, il peut s'agir d'un trouble affectif saisonnier (TAS), une forme de dépression déclenchée par la diminution de la durée d'ensoleillement. Aux États-Unis, environ 5 % des adultes souffrent de TAS, et les femmes sont quatre fois plus souvent diagnostiquées que les hommes¹. Comprendre ce lien entre la lumière et le cerveau est essentiel pour préserver notre bien-être personnel et professionnel.

 

Stratégies pour améliorer votre humeur pendant les mois les plus sombres

Même si vous ne ressentez pas les effets de la dépression saisonnière, maximiser votre exposition à la lumière du jour peut vous aider à maintenir des performances optimales pendant les mois d'hiver.

 

  1. Prévoyez une pause au soleil. Profitez des heures les plus lumineuses de la journée, en plein air, pour vous exposer à la lumière bleue naturelle, bien plus puissante que n'importe quelle source lumineuse intérieure. Dix minutes d'exposition à la lumière extérieure, aux heures les plus claires (de 11 h à 14 h), sont nettement plus efficaces qu'à l'intérieur. Éloignez-vous du phoroptère ou de l'ordinateur, posez votre bâtonnet photosensible et faites un tour dans le bâtiment.

  2. Faites attention à vos lunettes ! Si vous portez habituellement des verres qui réduisent la lumière bleue HEV (traitement antireflet, matériau spécifique ou verres photochromiques), pensez à les laisser sur votre bureau pendant votre promenade de midi. Bien que la protection contre les UV soit toujours importante, il est essentiel de laisser passer pour stimuler votre cerveau et favoriser l’éveil (portez des verres transparents anti-UV si vous en avez, même en hiver !).

  3. La lumière artificielle vaut mieux que rien

    Si sortir n'est pas possible ou ne suffit pas, vous pouvez optimiser votre exposition à la lumière blanche riche en bleu en utilisant une lampe de luminothérapie certifiée le matin. Vingt à trente minutes d'exposition dès le réveil suffisent à stimuler votre cerveau et à améliorer votre humeur pour la journée.

  4. Recherche d'un soutien professionnel

    Si vous vous sentez vraiment déprimé et que vous n'êtes pas dans votre assiette, il est peut-être temps de consulter un professionnel. Des ressources comme Psychologytoday.com et le site web de votre assurance maladie sont d'excellents outils pour trouver des professionnels près de chez vous.

 

Mettre en lumière l'importance des soins personnels

En fin de compte, préserver votre concentration durant cette période est un acte de bienveillance envers vous-même. Vous passez vos journées à guider vos patients et l'ensemble du secteur vers une santé visuelle optimale ; il est temps d'appliquer cette expertise à vous-même. En reconnaissant la double nature puissante de la lumière bleue – en la bloquant la nuit et en la recherchant activement le jour – vous utilisez votre savoir-faire clinique pour optimiser votre bien-être mental. Soyez indulgent envers vous-même durant ces mois plus sombres, adaptez vos habitudes d'exposition à la lumière et n'oubliez pas que préserver votre santé est le meilleur remède que vous puissiez vous donner.

 

Remarque : Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne remplace pas un avis médical professionnel ni un traitement. Si vous souffrez de symptômes persistants ou si vous êtes en situation de crise, veuillez consulter immédiatement un médecin ou un professionnel de la santé mentale.

 

Écrit par : Kristen Langley


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