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Diagnostic de TDAH à l'âge adulte ? Bienvenue au club des « Ah, ça explique tout ! »

  • Auteur : OWA
    OWA
  • 18 avril 2025
  • 3 min de lecture

Pendant la majeure partie de ma vie, j'ai cru que tout le monde fonctionnait comme moi : peinant à respecter les délais malgré un travail acharné, me concentrant à l'extrême sur mes projets au point d'en oublier de manger, et ayant besoin d'un brouhaha constant pour être fonctionnel. Il s'avère que ce n'était pas « juste comme ça que fonctionne le cerveau » : c'était un TDAH. Et, recevoir ce diagnostic à l'âge adulte, c'était comme découvrir la clé qui me permettait de me comprendre.


Le soulagement du diagnostic

Découvrir que j'avais un TDAH n'a pas été bouleversant, mais libérateur. Au lieu de me blâmer pour mes difficultés, j'ai compris que mon cerveau fonctionnait simplement différemment. Soudain, ma vie a pris tout son sens : les carnets à moitié remplis, les élans de génie créatif suivis de journées d'épuisement, et ma relation amour-haine de toujours avec les calendriers. Plus important encore, cela signifiait que je pouvais enfin cesser d'essayer de rentrer dans le moule des personnes neurotypiques et commencer à travailler avec mon cerveau au lieu de lutter contre lui.


Comment le TDAH a influencé ma carrière

Avant mon diagnostic, j'étais soit la personne la plus productive de la pièce — achevant mes projets en un temps record —, soit je sombrais dans la procrastination. J'évitais les courriels comme la peste et je m'épanouissais dans les environnements stimulants, mais je m'effondrais complètement dès que les tâches routinières prenaient le dessus.


Après mon diagnostic, j'ai cessé de culpabiliser face à mes difficultés professionnelles et j'ai commencé à trouver des solutions adaptées à mon TDAH. J'ai adopté une flexibilité structurée, repensé mon organisation et appris que, parfois, la meilleure astuce pour être plus productive est tout simplement de faire une pause.


S'épanouir avec un TDAH au travail

Si vous avez reçu un diagnostic de TDAH à l'âge adulte et que vous vous demandez comment vous y prendre dans le monde professionnel, voici quelques stratégies qui ont fonctionné pour moi :


  1. Exploiter l'hyperfocalisation Au lieu de lutter contre mon hyperfocalisation, j'organise ma charge de travail pour en tirer parti. Lorsque je sens cette énergie d'immersion totale se manifester, je m'y abandonne : je regroupe les tâches similaires et je réserve des plages horaires sans distraction pour le travail créatif.

  2. Externalisez tout

    Ma mémoire n'est pas toujours au top. Pour être plus fiable, j'utilise des applications de gestion des tâches, les rappels de Siri, des calendriers partagés (j'en ai même un sur mon frigo !), des post-it et des « rendez-vous » pour ne rien oublier. Si ce n'est pas écrit, ça n'existe pas. Depuis que j'ai arrêté de culpabiliser en me disant que je devrais être capable de me souvenir de tout, et que j'ai adopté des outils qui me le garantissaient, je suis soulagée.

  3. Doublage du corps

    Le simple fait de travailler avec quelqu'un, que ce soit virtuellement ou en personne, me permet de rester concentré. Parfois, le simple fait de travailler en silence avec un ami sur Zoom suffit à booster ma concentration. Ce n'est pas toujours possible, mais si l'occasion se présente et que ça fonctionne, n'hésitez pas !

  4. Fixez de fausses échéances

    Si un projet est à rendre le vendredi, je me fixe comme date limite le mercredi. Je prends même le temps de me mettre au travail avant que la panique de dernière minute ne s'installe. Au pire, j'ai du temps supplémentaire pour relire et corriger mon travail avant de le rendre. 😉

  5. Adoptez le bon type de chaos

    Je m'épanouis dans les environnements dynamiques et stimulants. Alors, quand mon travail me paraît monotone, je change de rythme. J'alterne les tâches, je prends des réunions en me promenant ou je travaille depuis un autre endroit pour stimuler mon cerveau. Parfois, une petite pause pour promener le chien, arroser les plantes ou grignoter un en-cas sain est idéale pour se ressourcer.

  6. Soyez transparent·e à ce sujet. Lorsque cela est pertinent, je parle de mon TDAH à mes responsables et collègues. Je ne le considère pas comme une excuse, mais comme un moyen d'expliquer ma façon de travailler. La plupart du temps, les gens sont compréhensifs et même disposés à adapter les délais ou les méthodes de travail.

  7. Pardonne-toi

    Il y a des jours où mon cerveau refuse de coopérer, et ce n'est pas grave. Au lieu de m'en vouloir, je fais une pause, je me ressource et je réessaie. La productivité n'est pas une question de perfection, mais de progrès.


À retenir

Recevoir un diagnostic de TDAH à l'âge adulte, ce n'est pas simplement mettre une étiquette sur quelque chose ; c'est se donner les outils et la compréhension nécessaires pour s'épanouir. Au lieu de me forcer à travailler malgré mon TDAH, j'ai appris à vivre avec. Et honnêtement ? Ça a tout changé.


Si vous venez de rejoindre le club des « Ah, ça fait sens », bienvenue ! Votre cerveau fonctionne peut-être différemment, mais cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas réussir. Cela signifie simplement que vous devez suivre vos propres règles – et peut-être garder quelques post-it à portée de main.


Écrit par : Anonyme

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